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Sombre dimanche

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gloomysunday

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Sunday is gloomy, my hours are slumberless...Dearest the shadows I live with are numberless...

Sombre dimanche...

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Songes

Mi-songes, mi-mensonges, je rêvasse. Une rêverie tardive me capture le coeur. Le soleil se couche, ici, pour se lever là-bas. Un peuple de penseurs stupides, de pensées passées, je m'enracine dans cette terre qui ne sera jamais mienne, et je regarde les passants trépasser.
Les avortons crachent leur poison stérile dans leurs écrits futiles. La majorité vivront toute leur vie de cette manière, sans rien connaître, sans rien savoir. En ne se doutant de rien. En croyant la connaître, la vie. Dans leur petite chambre aux couleurs pastel qu'ils ne quitteront qu'à vingt-cinq ans et se plaindront de ne pas savoir se faire à manger.
Moi, je dégorge sur leur politique et leurs idées des vagues de dédain. Je les harangue dans la rue, les plante au pied du mur, leur ouvre les yeux à coup de gifles verbales. Le monde est grand. Il faut savoir y faire sans argent. Sans un sou, sans une maison, sans amis.
Réalité, un mot dur, solide, acéré et si cynique. Tout s'envole dans un tourbillon de secondes partagées, d'un siècle à l'autre, dans un mélange de savoir et d'ignorance, d'insipide comme d'excellent. C'est ce liquide doux-amer qu'on appelle vie; qu'on déguste malgré nous- et qu'il faut avoir le culot de déguster !


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#Posté le vendredi 23 juillet 2010 10:39

Mort temps, temps hors



Quelque part, au bord du trottoir de la vie, des gens, assis, regardent courir ceux qui ont quelque part où aller.
Existent-ils seulement pour quelqu'un ? Existe-t-on si personne n'est au courant ? Ne vit-on qu'au travers de la mémoire et de la conscience de l'Autre..?
Lassés, éreintés, on s'assied, par hasard, dans cet hors-temps; on jouxte le flux quotidien de passants, mais jamais nous ne parviendrons à en faire partie. Même dans la foule, nous nous reconnaissons; une bulle nous entoure, un halo de temps mort émane de nous, on communique par regards.
On regarde les passants, et on imagine leur vie.

Tiens, celui-là, avec ses lunettes de soleil en plein mois de février, alors qu'il fait gris. Homme sans âge, probablement la quarantaine, cheveux à ras, tenue décontractée, un sac de sport sur l'épaule. Sûrement qu'il court à ses entraînements. Pas d'alliance, je ne peux l'imaginer père.

Et la petite femme, juste à gauche ! Cheveux blonds, bien maquillée; elle, c'est une bulle de parfum qui l'enveloppe et la protège. Elle court : retourner au travail, sourire à ces gens dont elle n'a que faire...Gagner sa vie, quoi, ou en tous cas son tailleur avec l'air-de-sortir-du-pressing.

Seule, un tout petit bout de fillette s'approche de moi. Je n'y crois pas, elle m'a vu ! Les enfants, il faut croire, n'ont pas encore acquis tous les blocages psycho-moraux de leurs parents...
Elle se plante devant moi comme elle plante son regard dans mes yeux.
"Qu'est-ce que tu fais là?"
Franche, limpide, sans fioritures. J'espérai soudain qu'elle le reste toute sa vie. Peine perdue, me dis-je.
"Viens, je vais t'expliquer."
Et je lui parlai, longuement, des adultes. Il ne faut jamais sous-estimer les enfants.

Mais nous, passagers de ce hors-temps, avons une peur, une peur ultime : la folie.
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#Posté le mardi 30 mars 2010 05:05

Du neuf avec du vieux



On se contente, toujours, de recommencer. Et voilà qu'on se surprend à récupérer toujours les mêmes vieilleries, ces morceaux poussièreux dont on n'a jamais su quoi faire, pour les recoller, encore, de nouveau, et tenter de réaliser quelque chose de neuf.
Nous sommes trop; trop inconscients, trop stériles, trop futiles et pressés pour nous rendre compte à quel point notre entreprise est vaine. Nous courons, à gauche, à droite, mais pourquoi ? L'instinct prime sur la raison. Si tant est qu'il nous en reste une parcelle.
Tout autour de nous, pourtant, d'éternelles batailles se livrent, sous nos yeux trop aveuglés par le désir de réussite pour être seulement quelques secondes captivés par la magie de l'instant. Tout n'est que fusion, entre la vie et la mort, entre le possible et ses limites, entre ce qui aurait pu être et ce qui a réellement été. Nous sommes entourés d'instants, d'occasions manquées et d'autres saisies, tous ces dominos formant au final notre vie... Mais on s'oublie si vite, si vite. Nous partons trop loin dans nos désirs, nous nous projetons dans un avenir qui jamais n'aura lieu, nous espérons de ce vain espoir qui a toujours habité les coeurs humains.
Tels des fusées, nous partons à une vitesse incommensurable, bien avant de connaître notre destination.
Entraînés dans cette chute aveugle, pressée, nous en oublions même de réfléchir; à quoi bon, après tout?
On n'a qu'une vie, vaut-elle la peine de la passer à réfléchir sur nous-mêmes ? Ou faut-il courir, stérile occupation sans but ni envie, dans une direction inconnue ?
Regardez autour de vous : la vie et la mort dansent tous les jours un ballet saugrenu; pour celui qui regarde, l'incongruité d'une union peut sembler beauté.
Et peut-être que seul ce morceau infinitésimal de beauté justifie que l'on s'arrête dans notre course effrénée.
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#Posté le mardi 23 mars 2010 04:09

Modifié le mardi 30 mars 2010 04:23

Not a dog.Not a wolf. All he knows it's what he's not.


Un p'tit soir de solitude, ça fait mal quand on se le prend dans les dents. Une envie de pleurer qui vous attrappe à la gorge, qui vous tient, et à force, qui ne peut plus rester à l'intérieur. Alors je pleure lamentablement devant un écran glacial d'ordinateur, petite vie minable parmi toutes les petites vies minables, avec en fond sonore ma mère qui me parle, la télé et ses pubs débiles et ma musique à peine audible qui ne m'est d'aucun secours.
Pourquoi je continue à me défouler sur cette page? Une bouteille lancée à la mer, un S.O.S qui ne me sauvera pas, save our souls, tu parles, à d'autres. Et j'ai peur dans le noir. Des flash-backs, des crises d'angoisse, je ne dors plus, plus bien en tout cas, je sombre dans l'océan sans fin qu'est la folie, car je ne sais plus discerner la réalité de l'imaginaire...
Je m'apitoie sur mon sort, comme tout le monde, ô pauvre de moi, la la la, la vie est belle, mais l'homme est laid, monstrueux. J'avais cru remonter la pente, j'ai l'impression que je viens de rebrousser le chemin. Un regard de reproche lancé à moi-même. Aucune délicatesse. Aucune finesse. Tout ce que je pense, tout ce que je fais, un seul mot pour le définir : infect.
Dégoût de soi-même. Que je pleure ou que je rie.
Trop de choses à dire. Alors je me tais.
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#Posté le jeudi 03 mai 2007 13:59

Silver Moonlight


Il arrive toujours un moment où l'on ne sait plus quoi penser. Tout le monde autour de vous joue les commères sur tout le monde, au point que vous vous demandez ce qu'on dit de vous, qui sait quoi... Amers regrets...
J'ai envie de vivre, envie d'en profiter, envie de tout lâcher pour m'en aller ailleurs, où je n'aurai pas d'attaches, pas de connaissances. J'ai besoin de bouger, de prendre de l'air, pas de me laisser moisir ici, sur cette chaise, devant cet écran, dans cet appartement, ou dans un autre, avec des gens qui n'ont pas une plus haute estime que moi de moi-même. Et c'est dans ces moments d'incertitudes que je me dis que je n'ai besoin de personne, comme personne n'a besoin de moi, je veux vivre pour vivre, c'est tout, pas vivre pour les autres, plus maintenant, pas vivre par défi, même si c'est ce que je fais.
Mais il y a des soirs où je me sens moins confiante en la vie. Même si aujourd'hui je me dis qu'il faut aimer la vie, même si la vie ne vous aime pas, parfois il en est autrement.
Parfois, je ne crois plus en rien, et quand le doute s'installe, tout empire, tout s'effondre sous mes pas, et je ne sais plus ni qui je suis ni ou je vais, je ne sais même plus distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Car il m'arrive de douter de la réalité du monde.
Et quelque part, au loin, des jeunes dansent sur des rythmes endiablés. Est-ce si loin ? Certains soirs, ils me semblent beaucoup plus proches que d'autres. L'esprit vide, peut-être que je danse avec eux. Pour me vider la tête, pour me perdre au sein du troupeau. Mais chaque soir, le troupeau se dissipe et je me retrouve seule, rêvant, dans un coin.
Je ne sais plus où je vais, et j'ignore pourquoi je continue d'avancer aveuglément. Peut-être ouvrirais-je bientôt les yeux...
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#Posté le mercredi 18 avril 2007 14:13

Need a home


Par chez moi le ciel est uniformément rose pâle. Et par chez vous?
Des fois je me demande, mais qu'est-ce qu'une maison? Entre là où l'on se sent bien, et l'endroit qui nous "appartient"? Pourquoi sont-ils si souvent séparés? Non en fait ce n'est pas là la question, les pourquoi de ce monde n'ont pas de parce que, mais peut-être que si je me demandais plutôt quand est-ce que j'aurai un véritable foyer...
Non plus. Mais... Le ciel est rose, rose pale, partout. La lumière se réverbère dans les nuages, il pleut. J'entends d'ici le bruit des voitures sur la route luisante. Comment les hommes ont pu oublier la douceur si simple de la pluie?
Folies. Les hommes oublient, traitent de fous ceux qui se rapellent, mais sont-ce toujours des fous ? Il n'y a pas de fous, il n'y a que des gens victimes d'une époque, d'une société. Aujourd'hui ils paraissent sains d'esprit, et demain on dira d'eux qu'ils sont fous à lier. La vie est ainsi.
Mais le pire de tout est la tendance de la société à créer les traumatismes qu'elle cherche soi-disant à combattre. A une époque, les châtiments corporels étaient considérès comme totalement normaux et acceptés dans la société comme une manière d'éduquer un enfant. D'accord. Aujourd'hui, la société, en présentant ceux qui ont vécu des châtiments corporels comme des victimes, en font réellement des victimes, des victimes rampantes et dégoulinantes de larmes au souvenir de leur passé si douloureux. S'en va de même pour moi. - Que ceux qui peuvent comprennent-
Mais au lieu de créer des tabous et des traumatismes, la société pourrait éventuellement penser à modifier son fonctionnement...
Seulement, ce n'est pas pour demain . Et la société ne pensera pas à le faire. Soit cela se fera automatiquement, soit cela ne se fera pas. Point à la ligne. Dormez en paix- Dans vos maisons si sûres.
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#Posté le lundi 12 février 2007 09:09

Modifié le vendredi 22 juin 2007 21:30

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