Not a dog.Not a wolf. All he knows it's what he's not.

Not a dog.Not a wolf. All he knows it's what he's not.

Un p'tit soir de solitude, ça fait mal quand on se le prend dans les dents. Une envie de pleurer qui vous attrappe à la gorge, qui vous tient, et à force, qui ne peut plus rester à l'intérieur. Alors je pleure lamentablement devant un écran glacial d'ordinateur, petite vie minable parmi toutes les petites vies minables, avec en fond sonore ma mère qui me parle, la télé et ses pubs débiles et ma musique à peine audible qui ne m'est d'aucun secours.
Pourquoi je continue à me défouler sur cette page? Une bouteille lancée à la mer, un S.O.S qui ne me sauvera pas, save our souls, tu parles, à d'autres. Et j'ai peur dans le noir. Des flash-backs, des crises d'angoisse, je ne dors plus, plus bien en tout cas, je sombre dans l'océan sans fin qu'est la folie, car je ne sais plus discerner la réalité de l'imaginaire...
Je m'apitoie sur mon sort, comme tout le monde, ô pauvre de moi, la la la, la vie est belle, mais l'homme est laid, monstrueux. J'avais cru remonter la pente, j'ai l'impression que je viens de rebrousser le chemin. Un regard de reproche lancé à moi-même. Aucune délicatesse. Aucune finesse. Tout ce que je pense, tout ce que je fais, un seul mot pour le définir : infect.
Dégoût de soi-même. Que je pleure ou que je rie.
Trop de choses à dire. Alors je me tais.

# Enviado el jueves 03 de mayo de 2007 16:59

Silver Moonlight

Silver Moonlight

Il arrive toujours un moment où l'on ne sait plus quoi penser. Tout le monde autour de vous joue les commères sur tout le monde, au point que vous vous demandez ce qu'on dit de vous, qui sait quoi... Amers regrets...
J'ai envie de vivre, envie d'en profiter, envie de tout lâcher pour m'en aller ailleurs, où je n'aurai pas d'attaches, pas de connaissances. J'ai besoin de bouger, de prendre de l'air, pas de me laisser moisir ici, sur cette chaise, devant cet écran, dans cet appartement, ou dans un autre, avec des gens qui n'ont pas une plus haute estime que moi de moi-même. Et c'est dans ces moments d'incertitudes que je me dis que je n'ai besoin de personne, comme personne n'a besoin de moi, je veux vivre pour vivre, c'est tout, pas vivre pour les autres, plus maintenant, pas vivre par défi, même si c'est ce que je fais.
Mais il y a des soirs où je me sens moins confiante en la vie. Même si aujourd'hui je me dis qu'il faut aimer la vie, même si la vie ne vous aime pas, parfois il en est autrement.
Parfois, je ne crois plus en rien, et quand le doute s'installe, tout empire, tout s'effondre sous mes pas, et je ne sais plus ni qui je suis ni ou je vais, je ne sais même plus distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Car il m'arrive de douter de la réalité du monde.
Et quelque part, au loin, des jeunes dansent sur des rythmes endiablés. Est-ce si loin ? Certains soirs, ils me semblent beaucoup plus proches que d'autres. L'esprit vide, peut-être que je danse avec eux. Pour me vider la tête, pour me perdre au sein du troupeau. Mais chaque soir, le troupeau se dissipe et je me retrouve seule, rêvant, dans un coin.
Je ne sais plus où je vais, et j'ignore pourquoi je continue d'avancer aveuglément. Peut-être ouvrirais-je bientôt les yeux...
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# Enviado el miércoles 18 de abril de 2007 17:13

Need a home

Need a home

Par chez moi le ciel est uniformément rose pâle. Et par chez vous?
Des fois je me demande, mais qu'est-ce qu'une maison? Entre là où l'on se sent bien, et l'endroit qui nous "appartient"? Pourquoi sont-ils si souvent séparés? Non en fait ce n'est pas là la question, les pourquoi de ce monde n'ont pas de parce que, mais peut-être que si je me demandais plutôt quand est-ce que j'aurai un véritable foyer...
Non plus. Mais... Le ciel est rose, rose pale, partout. La lumière se réverbère dans les nuages, il pleut. J'entends d'ici le bruit des voitures sur la route luisante. Comment les hommes ont pu oublier la douceur si simple de la pluie?
Folies. Les hommes oublient, traitent de fous ceux qui se rapellent, mais sont-ce toujours des fous ? Il n'y a pas de fous, il n'y a que des gens victimes d'une époque, d'une société. Aujourd'hui ils paraissent sains d'esprit, et demain on dira d'eux qu'ils sont fous à lier. La vie est ainsi.
Mais le pire de tout est la tendance de la société à créer les traumatismes qu'elle cherche soi-disant à combattre. A une époque, les châtiments corporels étaient considérès comme totalement normaux et acceptés dans la société comme une manière d'éduquer un enfant. D'accord. Aujourd'hui, la société, en présentant ceux qui ont vécu des châtiments corporels comme des victimes, en font réellement des victimes, des victimes rampantes et dégoulinantes de larmes au souvenir de leur passé si douloureux. S'en va de même pour moi. - Que ceux qui peuvent comprennent-
Mais au lieu de créer des tabous et des traumatismes, la société pourrait éventuellement penser à modifier son fonctionnement...
Seulement, ce n'est pas pour demain . Et la société ne pensera pas à le faire. Soit cela se fera automatiquement, soit cela ne se fera pas. Point à la ligne. Dormez en paix- Dans vos maisons si sûres.
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# Enviado el lunes 12 de febrero de 2007 12:09

Modificado el sábado 23 de junio de 2007 00:30

Vertiges

Vertiges
L'hiver est passé comme une étoile filante. Je marche, au bord du lac, là où personne ne sait, là où personne ne cherche rien, le calme, le vent, la solitude. Les yeux brillants, est-ce à cause des larmes ou du vent ? Tant de choses m'abandonnent ces temps. Mais ne serait-ce pas moi la coupable dans cette histoire ? Des questions me trottent dans la tête. Mais il existe une réponse à chaque question, et des questions pour chaque réponse.
Et si je me laissais emporter par le vent? Eparpiller... Voir le monde. Quoique...
La société est laide, laide, laide. Nous mettons les oiseaux en cage, les chiens en laisse, les poissons dans des aquariums, et nous mêmes dans nos appartements minables, enfermés entre nos murs, on pense qu'on est en sécurité, mais cherchons nous à nous protéger du monde extérieur, ou à protéger le monde extérieur de nous ? Un oiseau en cage ne chante plus. Et moi j'étouffe entre ces murs, entre tous les murs que j'ai vu jusqu'ici, et, croyez moi, j'en ai vu des murs différents. A quoi ça sert de lire des livres, s'évader en restant sur place, tenter de partir, alcool, cigarette, cannabis, autres, pourquoi, la mort n'est pas éphémère, elle, la mort n'est pas une illusion,elle.
J'ai le vertige devant ma mort. Attraction du vide. Envie de plonger dans la mort, oublier tout, laisser tomber, être égoiste. Oui je l'ai trop été selon certains, pas assez selon d'autres, moi je m'en fous, je rêve à ma mort et cela m'apaise.
Cela me pèse.
Mais rester ici, pour qui pour quoi, les gens ne se rendent même pas compte à quel point chaque jour est un fardeau. Si je suis égoiste, je ne suis de loin pas la seule. Vouloir garder un oiseau en cage est une erreur. Une erreur égoiste.
Et mes plumes se ternissent, mon chant s'éteint, la lueur dans mon regard également. Les yeux brillants de larmes, tout ce qui me reste. Car je ne possède plus que ça. Je me transperce déjà le coeur chaque jour, alors, une fois de plus, une fois de moins, les gens n'y verront rien. Tout est déjà écrit.
Oubliez moi, vivez votre vie. Après tout je ne vous ai jamais demandé de vous attacher à moi. Ni de m'aider. Mais les gens sont comme ça, pleins de bonnes intentions. A croire qu'ils n'en ont jamais de mauvaises.
Peut-être l'adolescence,peut-être autre chose. Etrange arborescence. Mes nerfs me lâchent. Et pas qu'eux.

# Enviado el domingo 11 de febrero de 2007 15:29

Folie

Folie

Et alors, quoi? A quoi ça sert ?
Si quelqu'un n'existe aux yeux de personne, est-ce qu'il est réel? Peut-être n'est-ce que le fruit d'une imagination trop fertile. Une ombre. Un fantôme. Une illusion. Un spectre.
Et alors, quoi?
Ben rien justement. R i e n. Néant. Nada. Que dalle. Le vide. Total. Parce que si vous ne vous sentez pas exister, si personne ne porte le regard sur vous, si personne ne daigne te remarquer, ou simplement t'adresser une parole, peut-être que cela veut dire que vous n'existez pas. La société régit des lois tacites. - Tu existes si tu es quelque chose pour les gens.-
Et alors...? Quoi?
Et on recommence, toujours la même rengaine, un cercle vicieux, je tourne en rond. Ou peut-être que je tourne pas rond. Sombrer, unique désir qui me vient. Seul le courage me manque. Parce que je préfère fuir. Dans l'alcool. Peut-être que chaque verre que je prends est le début, ou la fin. Et peut-être aussi que chaque cigarette me fait entrapercevoir ma mort, futile espoir, fugitive étincelle.
Laisse moi deviner : Et alors, quoi?
Tu le sais, je le sais aussi, ça n'est pas réel, ça ne peut pas l'être. Et pourtant. On dirait bien. " Regarde-toi, tu ressembles à un meuble. " Enfin presque. Il doit juste te manquer quelques tiroirs, une ou deux cases, mais sinon tu tiens debout. Parfois ça m'arrive. Le reste de ma vie je la passe à me tuer lentement. P'tet' parce qu'il n'y a plus d'espoir. Quel beau mot. Mais qu'est ce qu'il veut dire au juste? Illusion ?
Et alors que je ne pense pas, je ne pense plus, je panse mes blessures avant de m'en refaire de nouvelles, et au bout du compte je ne les panse plus elles non plus. P'tet' ben que je manque d'humour. J'ai peur qu'on me remarque et en même temps j'en crève d'envie. Je crève. Dans la vie. Ha. Rire fatigué. Je ne veux pas rentrer. Je ne veux pas affronter la réalité. Au fait, pourquoi j'suis là moi? Et toi t'es là pour quoi? Je perds mon temps, je perds mon sang, au fond, c'est pareil.Similaire. Voire identique.
Et...?
Ah non hein toi tu te tais. Je sais que ça ne veut strictement rien dire. Alors pourquoi j'me défoule sur c'te pauv' page abandonnée du fin fond du net. Absurdités. Mes yeux fatiguent. Les tiens aussi. C'est drôle. Mais à force d'être drôle j'ai envie d'en pleurer. Rien que le vide en moi, dans ma tête. C'est un meurtre quand on se tue? Moi j'appelle ça sortir les ordures. Débarrasser un peu ce monde. Un de plus, un de moins... 6 milliards de petits terriens, et un petit t'es rien en moins, ça en laisse quand-même suffisament non?

Non je crois que ça ne veut vraiment rien dire. Ptet' ben qu'oui, ptet' ben qu'non. Au fond, c'est pas ça l'important, c'est...
Que rien n'a d'importance.

# Enviado el lunes 08 de enero de 2007 14:48