Mi-songes, mi-mensonges, je rêvasse. Une rêverie tardive me capture le coeur. Le soleil se couche, ici, pour se lever là-bas. Un peuple de penseurs stupides, de pensées passées, je m'enracine dans cette terre qui ne sera jamais mienne, et je regarde les passants trépasser.
Les avortons crachent leur poison stérile dans leurs écrits futiles. La majorité vivront toute leur vie de cette manière, sans rien connaître, sans rien savoir. En ne se doutant de rien. En croyant la connaître, la vie. Dans leur petite chambre aux couleurs pastel qu'ils ne quitteront qu'à vingt-cinq ans et se plaindront de ne pas savoir se faire à manger.
Moi, je dégorge sur leur politique et leurs idées des vagues de dédain. Je les harangue dans la rue, les plante au pied du mur, leur ouvre les yeux à coup de gifles verbales. Le monde est grand. Il faut savoir y faire sans argent. Sans un sou, sans une maison, sans amis.
Réalité, un mot dur, solide, acéré et si cynique. Tout s'envole dans un tourbillon de secondes partagées, d'un siècle à l'autre, dans un mélange de savoir et d'ignorance, d'insipide comme d'excellent. C'est ce liquide doux-amer qu'on appelle vie; qu'on déguste malgré nous- et qu'il faut avoir le culot de déguster !




France




