Un p'tit soir de solitude, ça fait mal quand on se le prend dans les dents. Une envie de pleurer qui vous attrappe à la gorge, qui vous tient, et à force, qui ne peut plus rester à l'intérieur. Alors je pleure lamentablement devant un écran glacial d'ordinateur, petite vie minable parmi toutes les petites vies minables, avec en fond sonore ma mère qui me parle, la télé et ses pubs débiles et ma musique à peine audible qui ne m'est d'aucun secours.
Pourquoi je continue à me défouler sur cette page? Une bouteille lancée à la mer, un S.O.S qui ne me sauvera pas, save our souls, tu parles, à d'autres. Et j'ai peur dans le noir. Des flash-backs, des crises d'angoisse, je ne dors plus, plus bien en tout cas, je sombre dans l'océan sans fin qu'est la folie, car je ne sais plus discerner la réalité de l'imaginaire...
Je m'apitoie sur mon sort, comme tout le monde, ô pauvre de moi, la la la, la vie est belle, mais l'homme est laid, monstrueux. J'avais cru remonter la pente, j'ai l'impression que je viens de rebrousser le chemin. Un regard de reproche lancé à moi-même. Aucune délicatesse. Aucune finesse. Tout ce que je pense, tout ce que je fais, un seul mot pour le définir : infect.
Dégoût de soi-même. Que je pleure ou que je rie.
Trop de choses à dire. Alors je me tais.




